mardi 23 février 2016

La parabole de l’excellent médecin et de ses enfants malades

Extrait du chapitre XVI du Sûtra du Lotus « La durée de la vie de l’Ainsi-venu » (Le Sûtra du Lotus, Ed. Les Indes savantes, p. 219-221.)

« Ainsi, depuis que j’ai atteint la bouddhéité, un laps de temps extrêmement long s’est écoulé. La durée de ma vie est d’un nombre incommensurable d’asamkhya de kalpa, et pendant tout ce temps je suis resté ici, sans jamais entrer dans l’extinction.

Hommes de bien, dès l’origine, j’ai pratiqué la voie des bodhisattvas et la longévité que j’ai alors acquise n’est pas encore arrivée à son terme, mais durera deux fois le nombre d’années déjà écoulées. À présent, même si en fait je n’entre pas réellement dans l’extinction, j’annonce que je vais m’engager dans le cycle de l’extinction. C’est un moyen opportun que l’Ainsi-venu utilise pour instruire et convertir les êtres vivants.

La parabole du joyau sans prix dans la coiffe

Extrait du chapitre XIV du Sûtra du Lotus « Les pratiques paisibles » (Le Sûtra du Lotus, Ed. Les Indes savantes, p. 201-202.)

« Manjusri, imaginons par exemple qu’un sage et puissant roi faisant tourner la roue veuille se servir de son pouvoir pour soumettre d’autres pays, mais que les souverains des petits royaumes refusent de lui obéir. Le roi faisant tourner la roue rassemble alors ses troupes et se prépare à l’attaque. S’il constate que certains de ses soldats se sont distingués au cours de la bataille, dans sa grande satisfaction, il les récompense aussitôt selon leurs mérites en leur offrant des champs, des maisons, des villages ou des villes et aussi des vêtements et des parures, ou bien leur distribue divers objets précieux comme de l’or, argent, lapis-lazuli, nacre, agate, corail ou ambre, ou des éléphants, chevaux, chariots, serviteurs et servantes ou des gens. La seule chose qu’il ne donne pas est le joyau étincelant qui orne son chignon. Pourquoi cela ? Parce que ce joyau unique ne se trouve qu’au sommet de la tête du souverain, et que, s’il en faisait cadeau, cela causerait sûrement consternation et inquiétude chez ses sujets.

La parabole du joyau dans la doublure du vêtement

Extrait du chapitre VIII du Sûtra du Lotus « Prophétie de l’illumination à cinq cents disciples » (Le Sûtra du Lotus, Ed. Les Indes savantes, p. 153-154.)

Honoré du monde, c’est la même chose que l’histoire de cet homme qui, s’étant rendu chez un ami proche et ayant trop bu, s’était couché pour dormir. Son ami dut alors partir pour ses affaires. Mais, avant de sortir de la maison, il prit un joyau d’une valeur inestimable et le cousit dans la doublure du vêtement de l’homme endormi. Ce dernier, qui cuvait son vin, ne se rendit compte de rien. À son réveil, il partit vers d’autres contrées. En quête de nourriture et de logement, il dut faire preuve d’énergie et d’endurance, affronter bien des vicissitudes et accepter le peu qu’on venait à lui proposer.

La parabole de la cité illusoire

Extrait du chapitre VII du Sûtra du Lotus « La parabole de la cité illusoire » (Le Sûtra du Lotus, Ed. Les Indes savantes, p. 140-141.)

« Imaginez à présent une mauvaise route longue de cinq cents yojana, escarpée et difficile, sauvage et déserte, sans population aux alentours, un endroit vraiment effrayant...

Supposez qu’un groupe de gens veuille absolument l’emprunter pour parvenir à un endroit qu’ils savent empli de précieux trésors. Ils ont un guide, à la sagesse omnisciente et à la compréhension subtile, parfaitement habitué à cette route escarpée dont il connaît la configuration, les cols et les défilés, et qui est prêt à mener leur groupe et à l’accompagner pour franchir ce terrain malaisé.

La parabole des herbes médicinales

Extrait du chapitre V du Sûtra du Lotus « La parabole des herbes médicinales » (Le Sûtra du Lotus, Ed. Les Indes savantes, p. 109-111.)

Kashyapa, c’est comme les arbres et les plantes, les buissons et les bosquets ou les herbes médicinales dont il existe une variété infinie, chacune avec son nom et sa couleur, et qui poussent sur les collines, les vallées ou au bord des rivières, dans les différents sols du monde au milliard de plans. Des nuages noirs s’étendent brusquement, couvrant la totalité de ce monde et l’arrosant d’une pluie dense en un instant. L’humidité pénètre l’ensemble des plantes et des arbres, les buissons et les bosquets, mais aussi les herbes médicinales avec leurs petites racines, petites tiges, petites branches, petites feuilles ; leurs moyennes racines, moyennes tiges, moyennes branches, moyennes feuilles ; grosses racines, grosses tiges, grosses branches et grosses feuilles. Chaque arbre, grand ou petit, selon qu’il est d’une nature supérieure, moyenne ou inférieure, reçoit sa ration. La pluie qui tombe de la couverture de nuages s’accorde avec la nature de chaque espèce spécifique, la faisant croître et venir à maturation, fleurir et fructifier. Même lorsque toutes ces plantes et ces arbres poussent dans la même terre et sont arrosés par la même pluie, ils ont chacun leurs différences et leurs particularités.

La parabole de l’homme riche et de son fils pauvre

Extrait du chapitre IV du Sûtra du Lotus « Croire et comprendre » (Le Sûtra du Lotus, Ed. Les Indes savantes, p. 95-100.)

« Honoré du monde, nous serions à présent heureux d’employer une parabole pour mieux nous faire comprendre : supposons qu’un homme encore jeune, après avoir abandonné son père et fui dans un autre pays, y ait vécu très longtemps, mettons dix, vingt ou même cinquante ans. Plus il vieillissait, plus il devenait pauvre et misérable. Il allait de tous côtés, poussé par la nécessité de se vêtir et se nourrir, se rendant de plus en plus loin jusqu’à ce que le hasard ramène ses pas vers sa terre d’origine.

La parabole des trois chariots et de la maison en feu

Extrait du chapitre III du Sûtra du Lotus « Analogies et paraboles » (Le Sûtra du Lotus, Ed. Les Indes savantes, p. 72-77.)

Shariputra, imagine que dans certaine ville d’un pays donné vivait un très riche personnage. D’âge déjà avancé et d’une fortune inimaginable, il possédait d’innombrables champs, maisons et serviteurs. Sa propre demeure, vaste et pleine de recoins, ne disposait cependant que d’une seule porte d’entrée. Beaucoup de gens vivaient là – cent, deux cents, voire jusqu’à cinq cents personnes. Les salles et les chambres étaient vétustes et délabrées, les murs croulants, les pilastres vermoulus à la base, les poutres et les chevrons infléchis et tordus.

mardi 9 février 2016

Série de publications sur les manuscrits du Sûtra du Lotus

Le Sûtra du Lotus qui, depuis des temps anciens, a été appelé « le roi des sûtras », est constitutif d’un héritage spirituel commun à toute l’humanité. Afin d’étudier l’origine de la philosophie du ce sûtra et d’assurer le cours de sa diffusion dans la durée, l’investigation de son processus de développement, autrement dit, l’étude de ses divers manuscrits, est essentielle. Extrêmement instructifs, les manuscrits du Sûtra sont pratiquement inaccessibles du fait de leur rareté. La version microfilm du texte comporte des parties indéchiffrables. De plus, des connaissances et une expertise bien particulières sont requises pour déchiffrer les manuscrits.

L’IOP a ainsi entrepris la publication d’une série intitulée « Manuscrits du Sûtra du Lotus » et publié une édition facsimilé très lisible et en couleur, ayant la même valeur académique que le texte original, ainsi que celle des textes romanisés des manuscrits. Ce travail constitue un progrès sans précédent dans l’étude de ces manuscrits.

Manuscrit en sanskrit du Sûtra du Lotus provenant de l’Institut des manuscrits orientaux de l’Académie des Sciences de Russie (SI P/5, etc.), Edition Facsimile (2013).

A propos de l’Institut de Philosophie Orientale (IOP)

L’IOP a pour but de faire progresser les recherches académiques sur le bouddhisme et les autres religions du monde pour mettre en lumière leur valeur universelle, les intégrer dans le riche héritage spiritual de l’humanité à l’époque moderne, et contribuer ainsi à la résolution de problèmes auxquels l’humanité est confrontée de nos jours.

Historique :
• 27 janvier, 1962 : Fondation de l’Institut d’Etudes Orientales (Toyo Gakujutsu Kenkyujo).
• 3 décembre 1965 : L’Institut est reconnu comme fondation par le gouvernement, et renommé Institut de Philosophie Orientale (IOP).
• 18 novembre 2010 : L’IOP est reconnu comme une fondation d’intérêt public selon la législation japonaise.

Directeur : Yoichi Kawada
Adresse : 1-236, Tangi-machi, Hachioji-shi, Tokyo, 192-0003 Japan
Tél : +81-42-691-6591
Fax : +81-42-691-6588
Ouverture : Du lundi au vendredi, de 9h à 17h
Web : [japonais] - [anglais]

Siège de l'IOP, Tokyo.